#DGCT# Poursuite des travaux de célébration de la Journée africaine de la Décentralisation et du Développement local, le lundi 10 août 2026.
La suite des travaux a été consacré à l’animation d’un panel par des experts. Les différentes interventions en lien avec le thème central ont porté sur les documents de politiques nationales, le financement et les actions en matière d’eau, d’hygiène et d’assainissement. Ledit panel était composé de :
– Monsieur Ibrahima DIAKITE, Directeur régional de l’Hydraulique du District de Bamako ;
– Monsieur Lamine SANGARE, Directeur régional de l’Assainissement, du Contrôle des Pollutions des Nuisances ;
– Monsieur Yacouba DISSA, Directeur régional de l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales du District de Bamako ;
– Monsieur Yacouba TRAORE, Président de l’Association des Municipalités du Mali ;
– Monsieur Sekouba TRAORE Directeur des Services Urbains de voirie et d’assainissement de la Mairie du District de Bamako.
La modération du panel a été assurée par Monsieur Abdrhamane CISSE, Directeur général des Collectivités territoriales.
Pour la Politique nationale de l’eau et les stratégies en matière d’hydraulique, Monsieur Diakité a mis l’accent sur les axes de ladite politique (2026-2035) qui vise à répondre aux défis de la croissance démographique, de l’urbanisation et de la pression sur les ressources en eau.
Il a évoqué que le document de politique est axé sur une gestion intégrée et opérationnelle des ressources en eau, et avec comme objectif d’assurer un accès universel et équitable à l’eau potable, en particulier pour les populations vulnérables.
Selon lui, pour la mise en œuvre de la politique nationale, quatre (04) programmes ont été élaborés, nécessitant un financement diversifié et renforcé.
Il s’agit des programmes relatifs :
– au changement climatique ;
– à la gouvernance ;
– à l’agriculture et la sécurité alimentaire ;
– à la protection de l’environnement.
Monsieur Diakité a énuméré les défis auxquels la politique fait face qui sont notamment le financement et le changement climatique. Pour conclure, il a affirmé que la réussite de la mise en œuvre de ladite politique dépendra de la participation de tous les acteurs et de la transformation des orientations en résultats concrets.
Pour la Politique nationale d’Assainissement et les stratégies de mise en œuvre, Monsieur SANGARE a évoqué l’adoption en 2026 d’une nouvelle politique d’assainissement, assortie d’un plan d’action 2026-2030. Il a souligné que les défis liés à la mise en œuvre de cette politique sont entre autres l’insuffisance de financement et des infrastructures.
Il a aussi annoncé que la vision de la politique pour 2045 est « d’assurer un service d’assainissement durable qui protège l’environnement et la santé publique, tout en intégrant l’équité et le genre ». S’agissant dudit plan d’action, il est articulé autour de la gouvernance, le recyclage, le traitement des eaux usées, la prévention des inondations et la gestion des déchets.
Il a indiqué que le financement de ladite politique est une responsabilité partagée entre l’État, les Collectivités territoriales, le secteur privé et la société civile.
Pour le Financement des infrastructures et équipement en matière d’hydraulique, d’’hygiène et d’assainissement, Monsieur DISSA a évoqué d’abord le rôle de l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales (ANICT) en tant que structure d’appui technique et financier des Collectivités territoriales. Il a ensuite souligné l’existence du Fonds national d’appui aux Collectivités territoriales constitué de cinq (05) guichets, ainsi que les modalités de financement des projets à travers le guichet de dotation d’investissement. Enfin, il rappela qu’entre 2021 à 2023, l’ANICT a financé plusieurs projets dans le District de Bamako, dont le coût est évalué à 1,75 milliard de francs.
Pour le partage d’expériences sur l’exercice des compétences transférées en matière de réalisation et de gestion des infrastructures d’hydraulique, d’’hygiène et d’assainissement, Monsieur TRAORE a axé son intervention sur la gouvernance des Collectivités territoriales, la subsidiarité entre l’Etat et les Collectivités territoriales dans la fourniture des services sociaux de base sur le système intégré de la gestion de l’eau, de l’assainissement, de l’hygiène ainsi que la priorisation des besoins des populations.
Sur la même thématique, Monsieur Sekouba TRAORE, Directeur des Services Urbains de voirie et d’assainissement de la Mairie du District de Bamako a qualifié la problématique de l’assainissement de la ville de Bamako comme une question de souveraineté sanitaire. A ce jour, la DSUVA évacue 25 000 m3 de déchets solides et 6000 m3 de sable par mois.
Au termes des acquis, il a mentionné :
– le renforcement en termes de ressources humaines et matériels ;
– la réalisation de 23 plateformes de collecte de déchets sur 46 prévues ;
– l’installation des bacs de 1100 litres dans les centres de repos le long des artères principales et leur enlèvement régulier.
Il a souligné le défi majeur relatif à l’incivisme d’une partie de la population, qui utilise les espaces publics comme dépotoirs.
A l’issue des exposés, les échanges ont porté, notamment sur :
– la problématique de l’équipement ;
– les existences d’initiatives pour la transformation des déchets solides ;
– l’effectivité du transfert des ressources en matière d’eau ;
– les mesures prises pour la lutte contre les déchets plastiques ;
– la disponibilité des caissons au niveau du dépôt de transit de Koulouba.
A toutes les questions, des réponses satisfaisantes ont été donné par les experts et le modérateur.
La clôture des travaux de la Journée est intervenue aux environs de 18h 45mn avec le mot de remerciement et d’encouragement de Monsieur Abdoulaye COULIBALY, Gouverneur du District de Bamako, représentant le Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du Gouvernement à l’endroit des participants.
Il a également félicité, le Ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation à travers la Direction générale des Collectivités territoriales pour le choix porté sur le Gouvernorat pour abriter cet important évènement. Il a remercié les panelistes sur la qualité de leur intervention, la commission d’organisation pour la réussite de l’évènement. Il a souhaité le même dynamisme pour les prochaines éditions avant de déclarer clôt les travaux de célébration de la Journée africaine de la Décentralisation et du Développement local, édition 2026.
